
Section
Téléphone rose
Minute, appel, surtaxe : ce que le numéro dit avant même que quelqu'un décroche.
11 fiches d’analyse
Le mot « gratuit » est le plus employé de la niche et le moins tenu. Ici, on ne juge ni les voix ni les ambiances : on vérifie si le téléphone rose gratuit annoncé l'est vraiment, et on cherche la ligne, souvent minuscule, où il devient payant.


Section · 10 sites
Accès libre, inscription facultative, premier palier payant : là où chaque formule ouverte se referme.
10 adresses examinées

Section
Minute, appel, surtaxe : ce que le numéro dit avant même que quelqu'un décroche.
11 fiches d’analyse

Section
La conversation à deux est gratuite ; le reste a un prix, en euros ou en confiance.
9 fiches d’analyse

Section
Céder le contrôle se négocie ; l'accès aux sites du créneau aussi, parfois à la minute.
9 fiches d’analyse
Précision
Chaque site de ce carnet a été lu à partir de ce qu'il affiche lui-même : tarif, conditions d'accès, inscription demandée ou non. Quand un site écrit « gratuit » et que son tarif dit autre chose, c'est le tarif qui gagne. Quand il ne publie aucun tarif, on le signale, sans deviner à sa place.
Le principe n'a guère changé depuis les années Minitel : un numéro, une hôtesse qui décroche, une conversation facturée au temps passé. Le site sert de vitrine. Il présente des profils, des ambiances, parfois des horaires, et pousse vers un numéro. L'argent ne passe pas par le site mais par la facture de votre opérateur, qui reverse une part à l'éditeur du service.
Conséquence directe, et c'est tout l'objet de ce carnet : un site peut être gratuit à consulter de la première à la dernière page, et la ligne qu'il affiche rester payante dès la première seconde. Les deux choses ne se contredisent pas. Elles sont simplement rarement dites dans la même phrase.
Il dépend du numéro, pas du site. La plupart des lignes de la niche sont des numéros surtaxés : vous payez le service à la minute, ou parfois à l'appel, en plus du prix de la communication. Sur les sites analysés, une partie seulement publie le montant exact. Les autres se contentent de la mention « numéro surtaxé », qui informe sur la nature de la facture mais pas sur son montant.
Un numéro surtaxé n'est jamais gratuit, quelle que soit la couleur du bouton qui le présente. Ce rappel reviendra souvent dans nos fiches, parce que la niche aime jouer sur les mots : « sans abonnement », « sans carte bancaire », « sans inscription » sont des promesses vraies, et aucune d'elles ne veut dire « sans payer ».
Trois réflexes suffisent. D'abord les premiers chiffres : depuis la réforme de la numérotation entrée en vigueur en octobre 2015, les numéros de 0800 à 0805 sont gratuits depuis un fixe comme depuis un mobile, ceux de 0806 à 0809 coûtent le prix d'un appel ordinaire, et à partir de 081 le service est facturé en plus. Les 089 forment la tranche la plus chère.
Ensuite le cartouche : un numéro spécial affiché doit être accompagné d'une petite étiquette tarifaire. Verte, service et appel sont gratuits ; grise, seul le service l'est ; magenta, le service se paie et le montant y figure. Enfin, en cas de doute, l'annuaire inverse des numéros à valeur ajoutée permet de retrouver l'éditeur et le tarif d'un numéro. Le détail, préfixe par préfixe, de ce que facture un numéro de tel rose présenté comme gratuit fait l'objet d'un dossier à part.
Les numéros courts utilisés pour les échanges par texto relèvent de la même logique : un SMS surtaxé est facturé à l'envoi, parfois à la réception, et le prix ne s'affiche pas toujours sur la page qui le propose. Plusieurs fiches de ce carnet le relèvent.
Il existe du gratuit réel dans la niche, et il est de trois sortes. Les blogs et magazines, qui se lisent sans compte. Les annuaires, qui listent sans rien facturer. Les forums et sites d'annonces, dont l'accès est souvent libre, avec une contrepartie : l'inscription pour publier, la publicité, ou l'affiliation vers des services payants. La contrepartie n'est pas un défaut. Elle devient un problème quand elle n'est pas dite.
Deux questions reviennent souvent : comment devenir hôtesse, et combien cela rapporte. Le métier se pratique en général à domicile, avec des horaires choisis, et la rémunération se calcule le plus souvent à la commission sur le temps d'appel. Aucun montant ne figure ici : un chiffre de salaire sans source serait exactement le genre de promesse que ce carnet passe son temps à démonter.
Quatre points, toujours les mêmes : ce qui se consulte librement, ce qui exige une inscription, le premier palier payant, et l'écart éventuel entre ce que le site dit de sa gratuité et ce que sa tarification affiche. Rien sur la qualité des voix ni sur le plaisir promis : ce carnet ne compose aucun numéro, il lit.
Sources : Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep), réforme des numéros spéciaux et du cartouche tarifaire, entrée en vigueur le 1er octobre 2015.